dimanche 6 mars 2011

Je ne sais pas ce que je cherche

Il y a cent ans, il y avait plein de monde qui habitaient Place Royale et le Petit Champlain. Les historiens peuvent remonter à la fondation de Québec, on repousse d'un autre trois cent ans cette habitation du quartier...  Je suis porté à commencer à cette date d'il y a cent ans, parce qu'on a les photos prises en 1911, semble-t-il.  Et on peut facilement trouver qui habitait chacune des maisons, cette année-là, et les années suivantes.

Une autre piste possible, parmi sans doute plein d'autres chemins, c'est celle des commerces.  Il y avait des barbiers, des cordonniers, des épiciers, des couturières, des aubergistes, etc.  On peut suivre l'évolution des commerces, au cours des ans.

Il y a eu les deux écoles du quartier, rue Sous le Fort.  Plus d'une centaine d'élèves au primaire...

Un thème possible:  un passé de petits entrepreneurs, qui ont leurs ateliers.

Les deux guerres mondiales, et ce qu'elles ont changé.  Les mouvements de population.  la grande migration vers les banlieues, (avec une auto, une cour derrière la maison, un potager possible.)

Puis la période RDP, le rêve du Petit-Champlain, et la suite avec la coop.   Trente-cinq années.

Mais je ne sais pas encore le point de vue, le sens de tout cela. je laisse les portes ouvertes.

2 commentaires:

  1. Peu importe le fil, pour moi, ce sont toujours les personnes qui me fascinent. On ne peut raconter l'histoire d'un quartier sans approfondir l'histoire des personnes qui l'ont habité, qui y ont travaillé. À certaines époques (comme 1912) on peut tracer des cellules familiales : les frères et soeurs d'une même famille qui se sont mariés, ont élu domicile à quelques portes les uns des autres. Quel était leur quotidien ? Quels étaient leurs soucis, leurs plaisirs, leurs conversations et passions ? Raconte les gens. Un par un. Et tu obtiendra la mosaïque qui est l'ADN.
    LouLou

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  2. Je me sens immobilisé, comme ces cargos dans la brume et les glaces du fleuve, une nuit de février. Mais ce texte que tu as pris la peine de m’envoyer, c’est comme la venue du petit remorqueur de la garde-côtière, qui vient ouvrir un chemin aux cargos immobilisés.

    Le titre d’adn, c’est pour me rappeler qu’il y a une utilité à fouiller un peu ce passé: il parle de ce que nous sommes, comme un bagage génétique qui se transmet au fil des générations. Regarder un quartier avec ce recul de quatre générations, peut-être que ça peut permettre de nous voir dans une perspective différente. C’est comme ajouter la troisième dimension. Si on regarde le quartier maintenant seulement, on a une surface plane, sans le relief, sans les ombres.

    Les familles d’autrefois, qui habitaient le quartier, elles ont des descendants qui habitent Québec, ou la région proche de Québec, ou Montréal... Il n’y a pas de continuité de familles, sur place, au moins depuis le tsunami qui les a chassés de Place Royale au moment de la rénovation de Place Royale. L’intérêt de redécouvrir ces familles d’autrefois, il peut exister pour les familles d’aujourd’hui.

    Les commerces du quartier ne sont plus des commerces de proximité, mais ils peuvent être un relais pour redire le passé des ateliers, des auberges, des épiceries, de toutes ces activités qui ont occupé ces lieux. Et ce sont des entreprises familiales qui occupaient ces mêmes lieux...

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